abd
(Lenio Kaklea et Lou Forster)

PLATÔ ACCOMPAGNE abd POUR LE DÉVELOPPEMENT, LA PRODUCTION ET LA DIFFUSION DE LEURS PROJETS DEPUIS L’ÉTÉ 2016

 

Fondé en 2009 par Lenio Kaklea et Lou Forster, abd développe des projets chorégraphiques et curatoriaux se positionnant à l’intersection entre dance, recherche et théorie critique.

PLATÔ accompagne abd pour :

Le site d’abd : http://abd-contents.com/

Encyclopédie pratique (Collecte d’Aubervilliers)

© abd

© abd

« Tout le monde a des pratiques. Des pratiques intimes ou collectives, spirituelles ou corporelles, originales ou banales ; des pratiques inventées, des pratiques apprises, des pratiques plaisantes, des pratiques fastidieuses. Des habitudes se sont doucement constituées en rituels, faire la vaisselle, du shopping, de la boxe, courir, chasser, jardiner, entretenir son vélo, roder, collecter des coquetiers, poster des vidéos, se promener dans des chantiers, lire les faits d’hiver.
Ma pratique est de collecter des pratiques. Avec le projet de l’Encyclopédie Pratique de la Ville d’Aubervilliers, je souhaite créer un corps vaste de pratiques corporelles des habitants de la ville et des habitués des Laboratoires qui seront éditées dans un livre et serviront de matériaux à une pièce chorégraphique ».  Lenio Kaklea

Pour sa résidence aux Laboratoires d’Aubervilliers démarrée en janvier 2017, Lenio Kaklea propose un projet qui s’ancre sur le site et le contexte spécifique d’Aubervilliers. Il s’agira d’interroger l’idée de corps social via la création d’une Encyclopédie Pratique, et plus précisément d’une collection des pratiques corporelles liées à Aubervilliers et aux habitués des Laboratoires.

Plus d’informations sur le site des Laboratoires d’Aubervilliers.

Ecoutéz le podcast de Radio NOVA – NOVA STREET VIEW 1 , 2 , 3 , 4

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Lucinda Childs, Nothing personal (1963-1986)

nothing-personalDu 23 septembre au 17 décembre au CN D, Centre national de la danse.
Du 23 septembre au 7 janvier à la Galerie Thaddeus Ropac, Pantin.
Exposition fermée du 10 au 17 octobre.

En 2014, abd a initié un projet d’envergure autour de l’œuvre de Lucinda Childs. Dans ce cadre, le CN D, Centre national de la danse, la Galerie Thaddeus Ropac, Pantin et le Festival d’Automne à Paris ont confiés à Lou Forster l’organisation de la première exposition monographique consacrée à la chorégraphe américaine.
Réunissant plus de trois cent documents originaux (partitions chorégraphiques, films, photographies, textes) et des œuvres d’artistes avec qui elle a collaboré (Sol LeWitt, Andy Warhol, Robert Mapplethorpe et Robert Wilson, notamment) cette exposition retrace sur près de trois décennies l’émergence et le développement d’un langage chorégraphique qui a profondément marqué la danse contemporaine. Organisée de manière chronologique et thématique sur près de 1000m2 sur deux sites, cette rétrospective permet de découvrir, au-delà des pièces emblématiques de la chorégraphe, la cohérence d’un projet développé au sein de la scène artistique new-yorkaise.

Informations complémentaires sur le site du Festival d’Automne à Paris.

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A Hand’s Turn

A Hand's Turn

© Sotiris Vasiliou

Nos gestes portent des récits que nous ignorons parfois nous-mêmes. Dans certaines sociétés, on n’a de visage que si l’on porte un masque, dans les démocraties occidentales contemporaines, c’est le contraire. Les individus n’acquirent une identité qu’en gardant leurs visages découverts. Si la quête de transparence est devenue le coeur de nos sociétés et la forme la plus répandue de gouvernance, comment se fait-il que notre corps demeure pourtant opaque et mystérieux?

A Hand’s Turn est une pièce pour un ou deux spectateurs. Sous la forme d’une cession privée de 25mn, Lenio Kaklea étudie les dimensions fonctionnelles, politiques et symboliques de la division gauche-droite et examine la tension entre le visage et le masque, le corps et le visage. Après le rendez-vous, le visiteur peut acheter une partie de la chorégraphie sous la forme d’un livre. Ce qui était un échange intime entre le visiteur et la chorégraphe, s’expérimente maintenant dans un espace intime pour le spectateur seul.

Chorégraphie, texte, interprétation Lenio Kaklea.
Collaboration curatoriale Lou Forster.

DATES 2017
Du 1er juin au 1er juillet 2017, Athens & Epidaurus Festival, Peiraios 260, Athènes (GR)

Informations complémentaires sur le site d’abd.

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Margin Release f/f

Margin Release

© Marc Domage

Dans cette pièce, Lenio Kaklea s’intéresse à l’empreinte, comme mécanisme de réversion.
Le duo, interprété par Katerina Andreou et Lénio Kaklea, interroge le dédoublement et le retournement à l’instar de l’image moulée cherchant à libérer une provision de corps cachés, négatifs absurdes et grotesques, masques informes, souvenirs réprimés.
Inspiré des masques mortuaires confectionnés dans la Rome antique, ces empreintes servent non à dissimuler, mais à dé-couvrir, à dévoiler ce qui se cache derrière.
Charnelle, la danse de la chorégraphe grecque emprunte la voie de l’introspection, sans pour autant renoncer à la rencontre. Car l’Autre est aussi celui dans lequel on se mire. Les spectateurs sont invités à s’engouffrer dans l’intime et à plonger leurs yeux dans les masques des danseurs pour les observer à travers, à l’endroit ou à l’envers.
Entre réversion et reflet, dédoublement et déformation, Margin Release f/f trace une route qui joue sciemment du trouble, privilégiant le négatif à l’image, la révélation à l’exposition. Jusqu’à faire tomber les masques et nous mettre face à l’être que nous sommes.

Chorégraphie et texte Lenio Kaklea. En collaboration avec Lou Forster, Katerina Andreou et Kerem Gelebek
Interprétation Lenio Kaklea et Katerina Andreou.

DATES 2016-2017
Le 18 novembre 2016 au NEXT Festival, Espace Pasolini, Valenciennes (FR)
Le 28 mars 2017 au Festival 360°, La Passerelle, Saint-Brieuc (FR)

Informations complémentaires sur le site d’abd.

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Arranged by Date

Arranged by Date

© Marc Domage

Qui n’a jamais eu peur du code de sa carte. Quand le code arrête de fonctionner, que la communication cesse et que la bonne volonté n’y peut plus rien, l’être du code se révèle en face d’une caissière qui attend son règlement, d’une file d’attente qui s’allonge et d’un vigile qui se rapproche.
On raconte que les premiers codes étaient des tessons de poteries cassés en deux dont la réunion permettait la reconnaissance. Ces objets se nommaient « symboles » et servaient aux ambassadeurs et aux créanciers. Une fois une dette contractée, chacun repartait avec un morceau, quand la dette était remboursée, ils les réunissaient. Certains racontent aussi que ces morceaux de poteries sont progressivement devenus une monnaie, une forme archaïque de monnaie. Les cités endettées payaient avec des reconnaissances de dette, les symboles acquirent une valeur et se répandirent.
L’argent serait une dette jamais éteinte, un symbole brisé et solitaire, qui nous rappelle que nous sommes débiteur, un désaccord partiel auquel un autre symbole nous donne accès. Un symbole complet, parfait et apaisé, une carte et son code qui polissent le commerce délirant des symboles monétaires jusqu’à ce qu’un oubli, les fassent proliférer.

Chorégraphie, texte, vidéo et danse Lenio Kaklea
En collaboration avec Lou Forster

DATES 2016-2017
Spectacle présenté le 18 novembre 2016 au NEXT Festival, Espace Pasolini, Valenciennes (FR)

Informations complémentaires sur le site d’abd.

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