STEPHEN O’MALLEY

 

PLATÔ ACCOMPAGNE STEPHEN O’ MALLEY POUR LA DIFFUSION DE PLUSIEURS PROJETS DEPUIS 2018

Stephen O’Malley est un musicien, compositeur, producteur et artiste visuel né en 1974 dans le New Hampshire (USA). Il a grandi à Seattle et vit actuellement à Paris, après avoir passé une dizaine d’année à New York.Il participe à la fondation de nombreux groupes incontournables de drone doom, metal, musique expérimentale, etc. tels que Thorr’s Hammer (1993), Burning Witch (1995), SUNN O))) (1998), Khanate (2000), KTL (2005), Nazoranal (2011),  ÄÄNIPÄÄ (2011), et d’autres. Il s’implique également dans la création de plusieurs labels comme Southern Lord (1998) ou Ajna Offensive (1995) et sera graphiste du label Misanthropy (1997-2000). En 2011, il créé le label de disques Ideologic Organ en collaboration avec Peter Rehberg / Editions Mego. Dans les années 90, il fonde et dirige Descent Magazine, un fanzine de métal underground emblématique de l’époque.

 

 

 

 

 

 

 

O’Malley collabore avec des musiciens, des compositeurs, mais aussi avec des  auteurs, sculpteurs, réalisateurs, chorégraphes ou artistes visuels. Il intègre ainsi des formations et groupes divers, donne des concerts en solo, réalise la musique de pièces chorégraphiques et de films, s’investit dans des projets d’expositions, des installations, des performances, etc. Il a ainsi travaillé avec les musiciens et compositeurs expérimentaux Scott Walker, Merzbow, Jim O’Rourke, Keiji Haino, Mats Gustafsson, Thurston Moore, Attila Csihar, Peter Rehberg et Oren Ambarchi) – les compositeurs contemporains Iancu Dumitrescu, Roger Tessier, Johann Johannson, Eyvind Kang et Alvin Lucier – le chef d’orchestre israélien Ilan Volkov – les instituts de musique électroniques IRCAM (Paris), INA GRM (Paris), EMS (Stockholm), SMEM (Fribourg) mais aussi avec la chorégraphe et metteuse en scène française Gisèle Vienne (DACM) – les auteurs Dennis Cooper et Alan Moore – le sculpteur américain Banks Violette, le sculpteur japonais Fujiko Nakaya, l’artiste suisse Emilie Ding et le collectif artistique suisse KLAT (sous la direction de Jérôme Massard), le performer italien Nico Vascellari, et la photographe française Estelle Hanania – les cinéastes américains Jim Jarmush et Panos Cosmatos, les cinéastes luxembourgeois Gast Bouchet et Nadine Hilbert, le cinéaste belge Alexis Destoop – le couturier Rick Owens – et bien d’autres.

 

 

 

 

 

 

 

O’Malley se produit fréquemment avec SUNN O))), son groupe le plus emblématique, mais aussi avec D.A.C.M, pour la création musicale et l’exploitation de plusieurs des pièces de chorégraphe française Gisèle Vienne. Artiste de scène incontesté, il ne cesse d’effectuer des tournées depuis 2003. Il a participé à près de 1000 événements à travers le monde, en Europe, Amérique du Nord, Australie, mais aussi au Mexique, Brésil, Japon, Chine et à Taïwan. Il s’est produit dans des salles de concert, théâtres, clubs, festivals, galeries, musées ; dans des lieux comme la Cathédrale de Bergen (Norvège), la Fondation Serralvès (Porto) ou encore le Musée du Louvre (Paris).

La pratique sonore de Stephen O’Malley est profondément influencée par sa fascination pour le dhrupad, le long wire instruments, la techniques musicalle drone, le spectralisme phénoménologique et le immersive sound bath. Enrichis par plusieurs années de collaboration avec les composeurs Alvin Lucier & Phill Niblock, les concerts de Stephen O’Malley offrent de longues pièces au son microtonal et physique pouvant aussi être présentés dans des espaces plus intimes et personnels. Cette densité des sons inspirée par le dhrupad, mais aussi par le raga et par l’utilisation de divers instruments drones comme les alphorns/longhorns, les cornemuses… est réduite en une essence minimaliste et en une touche de metal melodrama

 

 

 

 

 

 

Stephen O’Malley travaille avec ses partenaires dans l’improvisation, comme une sorte d’explorateur de la psyché du son, des leurs mais aussi des autres, cherchant des moments d’extase dans les possibilités phénoménologiques, de nouvelles expériences et des niveaux de plaisir dans la performance, dans l’écoute.

Un concert en live de Stephen O’Malley est une brume de réverbération née du minimalisme d’une guitare électrique, une sorcellerie sonore qui défie les frontières de l’espace et du temps, sans aucun autre medium qu’une guitare associée à des effets sonores. On notera, ses compositions pour orchestre, immersives et imposantes, Gruidés en 2015 et Un vide dans le ciel en 2016, pièces composées de musiciens venant de la musique contemporain, du jazz, de l’expérimentation, de l’improvisation et du classique. Dans un esprit punk et rock, il a conçu des pièces techniquement exigeantes, à base d’un drone long et étendu, centrées sur un système harmonique expérimental. Particulièrement prolifique, l’oeuvre de  Stephen  O’Malley se caractérise par son ampleur, sa complexité, son approche expérimentale et minimaliste, son interdisciplinarité.

 

 

(C) Jenny Farida, SUNN O)), Jenny Farida